Résistants de l’A.N.A.

6072009

ANA, trois lettres, juste trois. Un sigle? Non, une abréviation. Ana, ou plutôt pro-ana. Voilà un mouvement qui a pris de l’ampleur au cours de ces dernières années.

Un mode de vie, on pourrait dire. Mais un mode de vie qui pousse à des extrémités terribles. Le monde actuel pousse les jeunes femmes et les filles à être de plus en plus minces, et ce pourquoi? Pour les voir perdre des kilos et devenir faibles. Pourtant, elles pensent être fortes, en repoussant leurs limites, en entravant leur faim. Afin d’être plus belles. Personnellement, un animal squelettique ne m’a jamais paru beau, au contraire. Inspirateur de pitié, oui.

Ces filles veulent renier les lois de l’évolution. Les plus forts survivent, même dans ce monde où tout est fait pour retarder la mort. Et les plus faibles sont bien souvent les plus maigres. Et oui, cela leur paraît peut-être difficile à croire, mais ce n’est pas en repoussant ses limites ainsi que l’on devient plus fort.

Elles veulent être heureuses. Soit, d’accord, très bien. Mais est-ce vraiment être heureux, que de se préoccuper sans cesse de son apparence, être obsédé par l’envie, devenu un besoin, de maigrir, encore et encore? Et malgré tout ce qu’elles peuvent entendre, tout ce qui est fait pour les empêcher de s’abîmer, c’est à croire qu’elles prennent un fin plaisir à se détruire peu à peu.

Un aspect de la société, une partie minime pourrait-on croire, mais combien sont-elles à en mourir chaque année? Combien sont-elles qui repoussent les limites de leurs besoin naturels dans le seul but de mieux s’intégrer? Combien sont-elles qui ne comprennent pas que ce qu’elles adorent, c’est cette lumière au bout du tunnel, bien cachée sous des aspects bien attirants? Des milliers.

Pourquoi donc s’enlèvent-elles toute parcelle humaine en elles. Elles ne sont plus vraiment des femmes, ayant perdu, réversiblement ou irréversiblement, la capacité de donner la vie, et ce en gâchant la leur. Des fantômes d’elles-mêmes.

Je ferai une comparaison, certes de mauvais goût, mais qui illustre bien ce propos. Pendant des périodes de guerres, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été privés de leur statut d’Hommes, ON les a rendus à un état moindre de celui des bêtes, ON ne les nourrissait pas. Et pour rien au monde ils n’auraient voulu se retrouver embarqués dans un tel massacre. Ils se battaient à chaque seconde, pour leur vie, pour leur survie plutôt, chaque cuillerée de nourriture était un salut. Mais ce n’était pas leur faute, on les y a forcés.

Et aujourd’hui, des filles dont c’est le choix reproduisent d’une certaine façon ce schéma-ci. Elles s’anéantissent.

Ne savent-elles donc pas?







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